Récolte et ensilage du Maïs endommagé par la sécheresse : conseils essentiel
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Par le Dr. Laura Pieper et le Dr. Bernd Pieper23.07.2026 - BIO-SIL DR.PIEPER

L’année 2026 confirme une fois de plus à quel point la culture du maïs dépend des extrêmes météorologiques. Alors que certaines régions bénéficient de précipitations suffisantes et voient le maïs y pousser abondamment, d’autres souffrent de sécheresse persistante, avec des conséquences visibles sur les cultures. Pour le maïs endommagé par la sécheresse, la question se pose : quel est le bon moment pour la récolte ? Et comment optimiser les conditions d’ensilage pour préserver la qualité de l’aliment ?
Quand récolter le maïs endommagé par la sécheresse ?
La récolte du maïs affecté par la sécheresse nécessite une attention particulière pour limiter les pertes de rendement et les problèmes de qualité.
Si toute la culture est uniformément endommagée par la sécheresse, avec peu ou pas d’épis formés, la récolte doit commencer dès que 30 à 50 % des feuilles au-dessus de l’insertion de l’épi sont brunes. À ce stade, l’accroissement de la biomasse est quasi nul, et le risque de contamination par des moisissures augmente fortement avec la maturité.
Dans les parcelles présentant des dégâts de sécheresse variables (en raison de la nature du sol) et où les zones endommagées ne peuvent pas être récoltées séparément, il est conseillé d’attendre que le maïs « normal » soit mûr pour la récolte — à condition qu’environ 30 % des plantes soient bien développées. Ces plantes contribueront alors à la majeure partie du rendement de la parcelle.
En cas d’augmentation rapide des moisissures sur les plantes endommagées, une récolte immédiate est nécessaire pour éviter une contamination par des mycotoxines.
Que faut-il prendre en compte pour l’ensilage du maïs endommagé par la sécheresse ?
Le maïs endommagé par la sécheresse impose des exigences spécifiques pour l’ensilage.
Absence ou réduction des épis : Le taux de matière sèche est souvent sous-estimé, car l’épi est le principal contributeur à la matière sèche. La plante contient alors surtout des sucres et peu d’amidon.
Longueur de hachage : Une longueur de 1 cm est recommandée pour favoriser une bonne compression.
Faible teneur en matière sèche : Cela entraîne une teneur élevée en acide acétique dans l’ensilage, ainsi que des pertes importantes par fermentation et jus d’égouttage. Cela peut également réduire l’ingestion par les animaux en raison de la teneur accrue en acide acétique.
Utilisation d’additifs d’ensilage : Il est fortement recommandé d’utiliser des additifs à base de bactéries lactiques homofermentatives naturelles (comme BIO-SIL®, testé par la DLG et éprouvé dans ces situations). Ces additifs réduisent les pertes par fermentation et jus d’égouttage, augmentent la concentration énergétique de l’ensilage et améliorent la palatabilité pour les animaux.
Faible population naturelle de bactéries lactiques : Les plantes endommagées par la sécheresse présentent une faible colonisations naturelles en bactéries lactiques. Une application ciblée d’additifs comme BIO-SIL® garantit donc une fermentation de qualité et prévient les pertes de qualité.
Que faut-il prendre en compte pour l’alimentation avec du maïs endommagé par la sécheresse ?
Comparé au maïs sain, le maïs endommagé par la sécheresse est pauvre en amidon et en énergie en raison de l’absence d’épis. Des différences marquées existent également dans la teneur en minéraux, notamment une teneur en potassium souvent élevée.
Impact sur la DCAB (Dietary Cation-Anion Balance) : Le potassium a un effet positif sur la DCAB. L’utilisation de maïs endommagé par la sécheresse peut donc augmenter significativement la DCAB dans la ration.
Risques liés à une DCAB trop élevée : Dans l’alimentation de préparation, une DCAB trop élevée peut perturber l’équilibre acido-basique des animaux et augmenter le risque de troubles métaboliques comme la fièvre de lait.
Recommandations :
Utiliser le maïs endommagé par la sécheresse avec prudence dans l’alimentation de préparation.
Analyser systématiquement la composition de l’aliment pour déterminer précisément la DCAB de la ration.
Adapter la ration aux besoins spécifiques des animaux pendant cette phase sensible pour éviter les problèmes métaboliques.
Conclusion
La récolte du maïs endommagé par la sécheresse nécessite une observation attentive des cultures et une stratégie d’ensilage adaptée.
L’utilisation ciblée d’additifs d’ensilage testés et homofermentatifs, comme BIO-SIL®, permet de minimiser les pertes et d’améliorer la qualité de l’aliment.
Étant donné que ce maïs est pauvre en amidon et en énergie, et souvent riche en potassium, il doit être utilisé dans l’alimentation de préparation uniquement après analyse alimentaire et calcul de la DCAB(Bilan Cation-Anion (BCA / Équilibre Cation-Anion de la Ration (ECAR))
Bio-Sil : Conservateur d'ensilage à incorporer lors de l'ensilage du mäis : 100g/100T de mariere brut.
Sila-Fresh : anti-chauff s'applique à l'auge, dans la mélangeuse, au front d'attaque, ou lors de l'ensilage sur le tas du silo avant de bacher.





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